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Les consommateurs africains sont optimistes et inn...

Les consommateurs africains sont optimistes et innovants.

Souvent décrite comme une terre de nouvelles opportunités, l’Afrique voit ses consommateurs évoluer au diapason des innovations technologiques à un rythme impressionnant. Dépassant en moyenne les 5,5%, les taux de croissance des pays africains font jalouser bon nombre de pays en Europe et outre Atlantique. Pourquoi ? Parce que ces taux de croissance sont précurseurs de l’émergence d’une nouvelle classe moyenne de consommateurs avec de nouveaux usages, que ce soit dans les médias, les  nouvelles technologies ou les produits de masses qui seront les viviers des marchés de demain. D’après le rapport « Africa Life 2017 », un baromètre de suivi des nouvelles tendances africaines initié par le groupe Kantar, on apprend que le consommateur africain est de nature très optimiste. Par exemple, 85% des sénégalais interrogés déclarent voir l’avenir avec optimisme, quand 89% des ivoiriens pensent que le niveau de vie va s’améliorer dans les 12 prochains mois et 90% des camerounais ont confiance en eux-mêmes et leurs capacités. Des données intéressantes pour appréhender ces consommateurs dans le cadre de stratégies marketing qui visent à renforcer le lien émotionnel entre une marque et ses clients.

 

UN CONSOMMATEUR OUVERT A TOUS LES MEDIAS

Quand on se focalise sur le paysage audiovisuel africain, on constate qu’il est en plein chamboulement. Même si les chaines nationales représentent en grande majorité les chaines leaders, les chaines panafricaines et internationales telles que Canal +, France 24 et TV5 Monde enregistrent de fortes progressions. Selon Stanislas Seveno, Directeur des études Media, Technos, Loisirs & Retail de Kantar TNS, la caractéristique de ce marché est qu’il est encore ouvert aux nouveaux entrants. Autre fait intéressant, quand bien même certains médias historiques enregistrent un certain déclin d’intérêts, deux tiers des habitants africains déclarent encore écouter la radio chaque jour, preuve que les médias traditionnels peuvent encore avoir un fort impact dans l’esprit des consommateurs.

 

CB News Mai 2017

 

Si le marché des médias est encore très ouvert, la consommation de contenus passe de plus en plus par l’internet mobile. Deux-tiers des africains naviguent sur le net avec un mobile et plus de 87% se connectent à Facebook, 24% sur Twitter et 1% sur LinkedIn. La première activité restant la messagerie en ligne, notamment avec WhatsApp.

Afin de convertir ces nouveaux usages en opportunités, les marques devront s’atteler à comprendre les usages de leurs consommateurs sur ces canaux et tout particulièrement ceux des jeunes africains âgés de 15-24 ans, cible clé de la croissance économique qui utilise majoritairement les outils digitaux. Appelés à jouer un rôle majeur dans le développement du continent, les jeunes africains de 15 à 24 ans sont actuellement 200 millions et devraient atteindre les  350 millions d’ici 20 ans.

Comme l’explique Florence de Bigault, directrice d’Ipsos Africap, « Ces jeunes constituent un formidable potentiel de consommation de nouveaux produits, d’adoption de nouveaux comportements et styles de vie. Ils affichent également un fort esprit d’entreprise et d’ouverture aux nouvelles technologies qui devrait stimuler l’activité économique et l’innovation ».  En effet, les jeunes africains passent en moyenne 2h20 sur internet et les réseaux sociaux et pour 22% d’entre eux les réseaux sociaux influencent leurs décisions d’achat.  Le levier digital doit donc avoir un rôle primordial dans la prise de parole des marques.

African Youth Survey / Ipsos in CB News Mai 2017

 

UN CONSOMMATEUR PRÉCURSEUR

Tous les observateurs s’accordent sur un point, l’Afrique se distingue des autres continents par la façon dont elle s’empare de l’innovation technologique et à l’égard de laquelle elle se positionne plus en précurseur qu’en suiveur. Elle sait saisir les opportunités offertes par ces innovations et pourrait servir d’exemple à des  économies dites « développées » dans de nombreux domaines: de l’énergie aux télécommunications en passant par les services financiers. A ce titre, les pays du Nord auront probablement beaucoup à apprendre des pays du Sud, de cette Afrique jeune qui se développe selon ses propres règles.

Cas unique, l’usage du téléphone mobile, incomparablement plus avancé que sur le sol occidental, positionne la région en tête des taux de croissance du nombre d’utilisateurs de téléphones portables (344% entre 2007 et 2016 contre 107% pour le reste du monde).  Avec le mobile-banking, Orange Money et M-Pesa reflètent à eux-seuls les innovations d’usages technologiques en tous genres qui pullulent en Afrique. Véritable outil pour payer ses factures, percevoir son salaire ou effectuer des virements entre professionnels et particuliers, le Mobile-Banking tarde à se développer en Europe, tandis que la majorité des africains l’utilisent quotidiennement en réponse à la problématique de fond qu’est la bancarisation des personnes déconnectées du système financier traditionnel.

Avec une classe moyenne (330 à 440 millions de personnes) en croissance dans les zones urbaines et une population jeune ouverte à la nouveauté, le marché africain fait état de nouveaux besoins. Ainsi, d’innombrables opportunités apparaissent pour les marques qui seront capables de s’adapter à ce continent en perpétuel mouvement.

 


  1. Juarez

    6 juin

    Sujet très intéressant et bien écrit. Une belle première.
    Bravo Thomas
    … et vivement le prochain article

  2. Georges Gaston Cabo

    13 juin

    Votre publication Mr le planeur est très enrichissante merci pour ce partage d’informations

  3. Cédrick DADARD

    14 juin

    très intéressant et super enrichissant. Merci

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